Affichage des articles dont le libellé est Histoire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Histoire. Afficher tous les articles

13/06/2015




FRANÇOIS JÉGOU
le grand historien de Lorient, né à Guémené
Peu d'entre nous connaissent François Jégou (1825-1890), l'historien de référence de Lorient et de ses alentours. Cet homme du XIXème siècle, amoureux de cette ville, accomplit un vrai travail de fourmi en interrogeant à loisir, pendant de longues années, les derniers représentants des générations d'avant, recueillant les moindres faits et témoignages oraux de l'histoire locale et en cherchant les documents les plus rares souvent égarés dans les archives ou livrés parfois à la publicité.
François Jégou est né à Guémené-sur-Scorff le 29 septembre 1825,
deux ans avant la mort de Bisson.
Il est issu d'une vieille famille guémenoise dont le nom figure souvent dans les archives communales sous la révolution. Son père, Pierre-Marie Jégou " Notaire royal" lors de sa naissance, avait épousé en 1817, Marie-Louise Fenoux originaire d'Ille et Vilaine. Cette dernière avait quitté le berceau de sa famille pour venir habiter chez son oncle et sa tante Godet-Destouches à Guémené.
O0O


REGISTRE de NAISSANCE de FRANÇOIS JEGOU
30 septembre 1825

Michel François Marie Jégou fils du notaire royal Pierre Marie Jegou et de Marie-Louise Fenoux
Témoins : Jean-Jacques Josseaume, secrétaire de mairie, et Jean Toussaint Olivier, huissier royal.
Signatures : Olivier, Josseaume, Annette Jegou, Loran et PM Jégou et le maire Peuchant


O0O

Après des études classiques au petit séminaire de St Méen, il entra au port de Lorient dans le corps des écrivains de la Marine Royale. Au décès de son père en 1850, il quitta sa carrière militaire pour acheter la charge de greffier du tribunal de Pontivy. En 1857, il sera greffier du tribunal de Lorient jusqu'en 1870. Entre temps il épousa en 1852 une jeune pontivyenne, Marie Louise Hervé.

C'est durant cette période qu'il publia des écrits sur le Faouëdic-Lisivy, sur les anciens ateliers de céramique lorientaise, couronnés en 1870 par son "Histoire de la fondation de Lorient", ouvrage capital, composé à l'aide de documents originaux et inédits. Ce livre rectifiait un grand nombre d'erreurs trop facilement accréditées et qui restituait à Colbert sa part méconnue dans la fondation du grand arsenal. 



Après la guerre de 1870, il devint en 1871 juge de paix à Guérande. Il profita de son passage dans cette cité, ancienne ville ducale et épiscopale, pour écrire l'histoire de la confrérie dite de St Nicolas fondée au XIVème siècle.
En 1874 il sera nommé à Lorient qu'il ne quittera plus. Parallèlement à sa profession, il revint à ses chères études et consacra ses loisirs à la recherche de documents nécessaires à l'histoire des transformations successives du port commercial et militaire . Il publia des articles très remarqués dans "la Revue maritime et coloniale". Toutes ses recherches ressortirent dans l'ouvrage " Histoire de Lorient, port de guerre, de 1690 à 1720 ".
François Jégou entreprit un troisième volume de l'histoire de Lorient jusqu'à l'époque contemporaine, traversant la période révolutionnaire féconde en accidents maritimes, en particulier au point de vue des corsaires. Il en avait réuni les principaux éléments et avait même commencé la rédaction d'articles quand la mort le frappa en 1890.


En 1905, la municipalité lorientaise donna le nom de François Jégou  à une rue de la ville. A noter aussi que cet historien collabora au Bulletin de la Société Polymatique, au Nouvelliste du Morbihan ainsi qu'à d'autres revues.
Une bonne partie de sa famille repose au cimetière de Guémené : ses parents, mais aussi l'oncle de sa mère Joseph Louis Godet Destouches qui devint maire de Guémené en 1826. A noter qu'un Godet Destouches avait fait partie d'un escadron des gardes du corps de Louis XIV. Revenu en Bretagne après l'émeute des Tuileries, il avait épousé la fille d'un notaire de Guémené.
François Jegou avait écrit une monographie de sa famille : "Les origines de la famille Jégou de Guémené".

Pour terminer notre chapitre sur François Jégou,
voici un extrait de la préface de son premier volume où il qualifie son rôle d'historien.



O0O



Voici un portrait de François Jégou par René Kerviler

dans la revue Armorique et Bretagne
publié en 1893


CLIQUER SUR CETTE COUVERTURE
http://fr.calameo.com/read/00041284131a7d1f4abf4



O0O
  

Découvrir un site très intéressant ...
un chapitre consacré à François Jégou...
cliquez sur cette image



07/11/2012

 
 
 
 
COËT-AN-FAO
(SÉGLIEN)
et la vie paysanne au XVIIème siècle
 
 
Coët-an-Fao, le « bois de hêtre » en breton,
fut le siège d'une importante seigneurie dès le XVème siècle,
qui englobait tout le territoire de l'ancienne paroisse de Séglien
 
 
En 1549, un premier château est construit dont il ne reste qu'une partie des communs. Au milieu du XVIIIeme siècle, Jean de Kerhoent, brigadier des armées du roi et gouverneur de Morlaix,  Saint-Pol, Roscoff et de l'île de Batz, fait reconstruire un édifice. Celui-ci passe ensuite par héritage au vicomte de Rumain, et au comte de Polignac qui le vend en 1772 au marquis de Rosily. Mais, à la Révolution en 1791, le château est pillé et le mobilier vendu l'année suivante ; ses pierres serviront à construire la caserne Clisson de Pontivy. Il ne reste plus que ce pavillon carré aux proportions toutes classiques qui permet difficilement d'imaginer l'édifice original souvent comparé en son temps au Trianon.



 
LIRE page 16 et suivantes
Cliquez ci-dessous sur la couverture
 
" Le château de Coetanfao, construit, dit-on, sur le plan du Petit-Trianon, passait pour l'un des plus beaux de la Bretagne. On disait que, pour composer une habitation royale, il aurait fallu pouvoir réunir le château de Coetanfao, les jardins de Trégarantec et la forêt de Lorges. Cette belle demeure, vendue nationalement en 1793, fut rachetée en 1803 par son ancien possesseur ; mais comme elle avait éprouvé, dans l'intervalle, des dégradations nombreuses, celui-ci ne pouvant restaurer le tout, se vit réduit à vendre une grande partie des matériaux, qui entrèrent dans la construction de la caserne de cavalerie de Pontivy. " 
 Joseph-Marie le Mené
(1831-1928)
 
O0O 

DOCUMENT 
 
Nous vous convions à lire, sinon consulter,
un ouvrage contant la vie paysanne et son organisation au XVIIème siècle
sous la Seigneurie de Coëtanfao en Séglien au lendemain des guerres de la Ligue
qui ruinèrent le pays (terres en friche pendant un demi-siècle) 



Un mot sur l'auteur François le Lay

Le finistérien de Locquirec, François le Lay (1859-1937), fut d'abord marin-pêcheur avant d'entreprendre des études supérieures de Lettres . Nommé ensuite professeur d'histoire à Château-Gontier, il exercera cette même tache pendant 40 ans  au lycée de Pontivy, ayant soutenu parallèlement à l'Université de Rennes une double thèse de doctorat. Attaché à la langue bretonne, François Le Lay écrivit en breton poèmes, contes et un roman, Bilzig (voir :*) considéré comme une oeuvre importante de la littérature en langue bretonne.
 
Avant ce travail sur la vie des paysans de Séglien en Coët-an-Fao, F. le Lay fut l'auteur de l' Histoire de la ville et communauté de Pontivy au XVIIe siècle, un essai sur l'organisation municipale en Bretagne. Voici son avant-propos :
 
 
 
 
 
 
LIRE CE LIVRE
Cliquez sur la couverture ci-dessous
 
 
 
 
 
TABLE des MATIÈRES
 
 
 
 
O0O
 
CADASTRE - 1836
 


24/04/2011




COLLÉGIALE NOTRE DAME DE LA FOSSE
GUEMENE-SUR-SCORFF
avant la Révolution


En 1529, l'église Notre Dame de la Fosse fut érigée en collégiale grâce aux dotations de Marie de Rohan..
Un texte passionnant nous montre l'influence des Princes de Rohan sur le clergé, imposant ses membres à l'évêché, les réticences vaines , l'organisation et le fonctionnement du Chapître, de l'insoumission à l'évêché, des querelles avec la paroisse de Locmalo dont Guémené faisait partie, des libéralités et du train de vie du clergé ... jusqu'aux jours de la révolution anéantissant les corporations religieuses.


Voici un texte d'Antoine Dupuy, historien de la Bretagne de la fin XIXème début XXème, membre également des Sociétés Savantes, qui s'était distingué notamment par son "Histoire de la réunion de la Bretagne à la France" en 1880 et pour "La misère et les épidémies en Bretagne à la fin XVIIIème".


1888


















22/04/2011



GUÉMENÉ-SUR-SCORFF
ET SES ENVIRONS
 étude démographique entre 1790 et 1896


P. le Nestour, historien, archéologue a collaboré avec les Sociétés Savantes bretonnes telles que Les Société Polymathique du Morbihan, Société Académique de Brest, Société d'histoire et d'Archéologie de Bretagne et fut ami de Joseph Loth avec lequel il collabora pour des travaux communs. Voici une de ses études sur la démographie en Pays Pourleth.


1899