29/10/2014



 
L'ESPACE MUSÉAL des BAINS DE LA REINE
ou
l'aboutissement réussi du travail d'un maire
 
 
Au lendemain de l'inauguration officielle de l'espace muséal des  Bains de la Reine, il nous semble important de rappeler l'histoire peu banale, pleine de rebondissements et heureuse de leur retour à Guémené-sur-Scorff, sans oublier le principal acteur et artisan de cette réalisation, Christian Perron, ancien maire, non cité et oublié un peu trop vite par beaucoup dont certains correspondants des journaux locaux. Nous nous devons de rendre à César ce qui est à César.
 
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Pour mémoire, ces Bains de la Reine furent construits à l'extérieur du château au XIVème siècle par Jeanne de Navarre (fille du roi de Navarre, belle-soeur du roi de France et descendante d'Aliénor d'Aquitaine) et seconde épouse de Jean 1er, vicomte de Rohan. Ces bains étaient une installation d'une grande modernité pour l'époque ressemblant à des thermes romains qui comprenaient 2 pièces, l'une chaude tel un hammam et l'autre de repos.
 
la cheminée de l'étuve avant 1927 - croquis de Léonce de Villeneuve
En 1929, la construction d'un lotissement, à l'emplacement du château, importait alors plus que ce "tas de pierre gênant" pour sa réalisation. La municipalité vendit ce monument à un antiquaire de VitréM. Arot, qui le démonta pour le transport.
 
 
C'est alors qu'intervint, au moment opportun (concours heureux), conscient de l'importance de ce triste spectacle),   Monseigneur de Villeneuve, archéologue, anthropologue de renom né à Locmalo retiré dans son manoir familial. Ce savant décide de faire des croquis en numérotant les pierres ainsi que des photos.
 
 
A Vitré, l'antiquaire en question fit reconstruire les Bains pour s'en servir ... comme abri de jardin, mais eu l'idée de demander leur inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques d'Ille-et-Vilaine, ce qui fut accepté.
A son décès, ses ayants-droit voulurent raser les constructions sur ce terrain pour réaliser une opération immobilière. Le conservateur du musée de la ville de Vitré, M. Forget, averti et conscient du désastre à venir, fit démonter d'urgence les bains avec l'aide d'élèves d'un lycée technique (sans les numériser, faute de temps) pour les transporter dans un hangar communal.
 
Quarante ans plus tard, en 1999, la circonstance heureuse d'une visite du Club du 3ème âge de Guémené-sur-Scorff à Vitré fut le point de départ de ce retour des bains dans la cité pourleth. Sa présidente, Mme Eugénie Gourlet, rencontra le conservateur, M. Forget , qui ne manqua pas de lui parler de ces pierres venant de Guémené, ajoutant "qu'elles seraient mieux là-bas".
Cette dernière consciente de l'importance de la nouvelle s'empressa d'en aviser Monsieur le maire Jean Moëc et son adjoint Christian Perron, féru d'histoire locale, qui sans tarder allèrent à Vitré voir ces pierres entreposées sur des palettes.
A leur première requête, la commune de Vitré ne fit pas objection au retour de ces pierres sous réserve de l'autorisation de la Direction régionale de l'action culturelle (DRAC). Hélas, le déplacement des monuments inscrits était interdit d'un département à l'autre et la restitution fut refusée. Ce fut une grande déception pour les Guémenois. M. Forget avisa Christian Perron devenu maire de Guémené en mars 2001 qu'une nouvelle loi-musée était en préparation pouvant débloquer cette situation.
La loi en question fut promulguée le 04 janvier 2002 et suite à une nouvelle demande du retour des Bains, il fallut attendre presque deux années pour que le dossier soit accepté. Le maire de Vitré, Pierre Méhaignerie, confirma cet accord.
Arriva le jour tant attendu ! Christian Perron mobilise son conseil et part avec son premier adjoint chercher le trésor guémenois. Le convoi se compose de deux semi-remorques. De retour à la maison, les pierres sont déposées dans des locaux communaux à St Roch.
 
 
Mais la tâche n'était pas terminée et le plus dur restait à faire. Il fallut reconstituer le puzzle. Sauf quelques numéros sur certaines pierres datant de leur départ à Guémené, toutes les autres n'avaient aucune inscription significative. Christian Perron eut à cœur de mobiliser, a force de coups de fil et de rencontres, les spécialistes pour redonner vie aux Bains de la Reine. Sa rencontre avec M. Leo Goas-Straaijer, architecte du patrimoine, fut décisive.

 
 
Ce personnage atypique et passionné, séduit par cette tâche et le défi du maire, accepta de reconstituer le monument tout en indiquant que ce serait difficile, vu le peu d'éléments.
C'est là qu'intervient à nouveau les précieux numérotages des pierres de Monseigneur de Villeneuve. L'architecte découvre de ce fait l'emplacement d'ouvertures et beaucoup d'autres éléments.
Ce ne fut pas aisé pour l'architecte car il manquait 26 pièces ainsi que la grande cheminée sculptée qui servait à chauffer les bains. Leo Goas-Straaijer remit, trois mois plus tard, des documents dessinés avec précision ainsi que le plan de remontage.
Nous pouvons alors comprendre l'état d'esprit et la motivation de Christian Perron pour redonner vie à ces Bains de la Reine. Il se devait maintenant de trouver l'emplacement idéal pour les remonter. La concertation avec le conseil municipal et les Guémenois fut passionnée avec diverses solutions. La plus sage fut de restaurer le garage dit "Coguic" situé près des remparts, endroit idéal, avec l'idée de réaliser un espace muséographique contant l'histoire de Guémené.
 
 
 
Et c'est ce qui fut fait. Christian Perron sensibilisa la région et, à force de conviction auprès des élus régionaux, obtint le financement de cet espace muséal pourleth principalement grâce à la Communauté des communes du "Pays du Roi Morvan".
 
Les Bains de la Reine ont donc repris vie, presque à l'identique de 1929, au cœur d'un ancien site industriel, un mélange de genre où un patrimoine vieux de six siècles cohabite habilement avec des poutres en fer et des poulies. L'espace muséal permet ainsi d'expliquer le fonctionnement de ces bains à vapeur mais aussi la vie de l'époque. De même, dans ce contexte, l'histoire chronologique de Guémené et de son château sera présentée sous forme de panneaux aidant à la compréhension d'un passé souvent complexe.
 
Restaurer le passé glorieux de Guémené, anéanti au début du XXème siècle, en redonnant vie aux vieilles pierres et à tout ce qui pouvait être sauvé, était d'une part réaffirmer une identité à cette ville au passé historique incontesté et d'autre part relancer une vision économique attractive par le tourisme, amorcée par l'obtention du label "Cité de Caractère" ce qui ne fut pas toujours compris. La superficie de la ville ne donne malheureusement guère d'autre alternative de développement, à preuve du contraire. Charge maintenant aux élus de le comprendre et de poursuivre ce travail ambitieux qui devrait rejaillir de part son attractivité sur toute la région.
 
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PHOTOS de L'ESPACE MUSÉAL
 
 
façade
 
 
salle d'acceuil et sa charmante hôtesse
 
 
Intérieur - panneaux et vue sur les remparts
 

les Bains de la Reine


Ecran diffusant des films en continu


Intérieur















 
 Extérieur du musée et vue des remparts


 


 

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LE TÉLÉGRAMME


 

19/10/2014

 
 
 
Du bon pain, c'est ici... à Lignol
BARA MOD KOZH
 
 
 
Au paradis du gourmand,
La photo prête à l'envie,
Oh oui c'est évident !
Et c'est ce que je fis...
Le mordre à pleine dent
Ce pain au goût inoui !
 
Je ne fus pas déçu, c'est moi qui vous le dis. A Lignol, faut aller, bien sûr se promener dans les rues du bourg de Corentin le Floc'h.... mais aussi prêter attention à ce commerce, centre bourg, attirant les papilles de gens normaux... et cela... vaut le déplacement.
 
 
De bon matin, Elodie et Rémi nous ouvrent chaleureusement la porte pour regarder simplement leur travail quotidien . Nous nous installons dans un petit coin silencieusement et dirigeons notre objectif pour capter les gestes éternels de la fabrication du pain.
 

Centre névralgique de la pièce, le four Brochet d'origine restauré en 2008
afin de le faire fonctionner au bois .
Il faut 45mn pour le chauffer à 300° et 30kg de bois bien sec.

 
 
Maintenant, regardons Maître Rémi
 
 
 
fabriquer son pain
 
 
 
 
les pains sont déposés sur les toiles à couche
 
 
 prêts pour la cuisson...
 


mais surveillons le four !


 
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VIDÉO


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les gestes sont précis et rapides




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VIDÉO


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VIDÉO



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le pain est cuit,
direction les panières




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LA CHARTE QUALITÉ
 
 
 
 
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 AVERTISSEMENT :
Les personnes trop gourmandes
ne doivent pas regarder les photos qui suivent...
 
 
 
 
Après avoir soigneusement rempli les paniers...
 
 
Elodie nous transporte dans le magasin...

 
Ça y est, tout est près !
 
 
 
 
 
 
 
Tout d'abord , les croissants du matin...
 

sans oublier les pains au chocolat
 

 


et ces baguettes-ci...

 
 
cuites à souhait
 
 
 
 
 
 
... ces magnifiques pains spéciaux...
 
 
joliment moulés


Rapprochons-nous...
 

 
de ces  "Zig Zag"
 
 
Goûtez-moi celui-ci !


 
Pitié pour les yeux...


 
 et le palet !

 
 Tiens, ce panier s'est déjà vidé ! 
 
 
 
 
Je vous l'affirme,
cette boulangerie vaut vraiment le détour
 
 
 
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La télé s'est arrêtée à LIGNOL
voir cette vidéo de TF1 -Extrait du journal de 13h du 17 mai 2012





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Le site internet
(cliquer sur l'image-logo)
http://www.baramodkozh.fr/index.php
9 place Corentin le Floc'h
56160 LIGNOL