01/05/2016




Une STATUE DE LA LIBERTÉ  pour JOSEPH POBÉGUIN
(CLÉGUÉREC)

Passant parfois dans Cléguérec, je me suis toujours étonné des 2 monuments se faisant face qui ornent la grande place du centre bourg. Je décidai alors de m'arrêter... d'un côté le monument aux morts et son poilu sculpté par Gaston Schweitzer (voir à Guémené *) et de l'autre une statue de la Liberté en l'honneur d'un soldat Joseph Pobéguin, maréchal des logis, né à Cléguérec

 Je ne fus pas au bout de mes surprises


Une telle statue pour un simple soldat est plutôt rare.
Remontons le temps et découvrons cette histoire.

Joseph Pobéguin est né le 20 octobre 1853 à Cléguérec. Il est le troisième d'une famille de quatre enfants. Son père exerce la charge de receveur à Cléguérec. Il fut élève à l'école du bourg, avant de poursuivre ses études au lycée de Pontivy. Il s'engage à 18 ans et se porte volontaire dans l'armée d'Afrique. Il se retrouve à 24 ans à Bordj Ain Touta, petite place forte d'Afrique du Nord. Sous-officier, il commande le détachement militaire et assure la fonction de maire. Par la suite, il quitte les chasseurs d'Afrique et devient maréchal des logis au troisième Spahis. 

JOSEPH POBÉGUIN - 03 1878
En 1880, il réalise un de ses grands projets en étant incorporé à la mission Flatters dont le but est d'étudier la nature des sols et les possibilités d'étapes pour la construction d'une ligne de chemin de fer transsaharien joignant l'Algérie au Soudan. 
Mais l'excursion s'avère désastreuse par la perte des chameaux et des hommes due aux attaques des Touareg. La marche de retour est pénible face aux attaques répétées. Il décède au cours du retour, le 31 mars 1881, dans des conditions horribles, en tentant de rejoindre Hassi El Hesseguen. Il avait 28 ans.
Source Télégramme 1999

Le Figaro - 03 04 1881

Les membres de cette mission étaient composés de militaires et d'ingénieurs. Joseph Pobeguin, homme expérimenté de la région,  se devait d'assurer son bon fonctionnement, que ce soit l'intendance, le guidage ou la surveillance.

En savoir plus sur cette histoire,
cliquez sur la couverture ci-dessous




Cet événement eut un retentissement énorme en France dénonçant ce massacre barbare, que ce soit dans le monde politique ou la société française. La presse s'en fit l'écho. Des témoignages de symphatie affluèrent de partout. On érigea un monument dans le Parc Montsouris à Paris en l'honneur du Colonel Flatters ; tous les membres de la mission sont mentionnés sur une plaque.


Cléguérec et les environs, ce fut une grande émotion et de la consternation vis à vis du sort injuste infligé à cet enfant du pays. Un mouvement de solidarité parti du Lycée de Pontivy fit boule de neige. Le Journal de Pontivy contribua à diffuser chaque semaine les souscriptions pour ériger un monument en l'honneur de Joseph Pobeguin. C'est ainsi que personne ne voulut être de reste... l'État répondit aussi présent. 

Une telle mobilisation généra une coquette somme ; on passa commande à un sculpteur parisien de renom Auguste Bartholdi connu alors pour le "Lion de Belfort" et surtout pour son projet américain de "Liberté éclairant le Monde" nommé plus tard "Statue de la Liberté".


Bartholdi accepta l'idée pour Cléguérec d'une miniature-réplique de son modèle prévu pour New-York.
Le sculpteur avait autorisé la fonderie parisienne Avoiron de lui acheter ses droits pour vendre des réductions de sa statue à partir du modèle d'étude avec 4 tailles autorisées : 120, 90, 60 et 40 centimètres, mais aucune ne devant être en bronze.
Notre statue fut coulée dès 1875 soit dix ans avant sa grande soeur New-Yorkaise et vendue en 1882 pour le projet Pobeguin.  

Le Journal de Pontivy du 02 juillet 1882 se fait l'écho de la copie du monument prévu.

Le socle de la statue sera orné d'un médaillon représentant le valeureux Joseph Poguebin sculpté par M.Le Goff *


L'inauguration officielle fut donc prévue le 30 septembre 1882
en présence du préfet du Morbihan, M. Jan, maire de Cléguérec et M. Le Maguet, ancien député de Pontivy

Voici le Journal du 01 10 1882
relatant l'événement.
lire le discours de M. Bellec, secrétaire du comité Pobeguin
Pour lire cet article de 2 pages
il vous suffit de cliquer sur la couverture


Quelques cartes postales anciennes...



La Statue de la Liberté de New York fut inaugurée en 1886

30/04/2016



CHEZ LE PHOTOGRAPHE...


Tiens bon, petite !



23/04/2016



A GUÉMENÉ
ON AVAIT LA PATATE !

Que ne fallait-il pas faire à une époque pour aider à la promotion de 
la pomme de terre "KER-PONDY" 
à la demande du Syndicat de Sélection du Haut-Scorff ?
Pour la circonstance, on fit une petite mise en scène, en demandant à certains 
de revêtir le traditionnel costume pourleth.


Voici une première photo :


Verso de la carte :


On peut reconnaître, à gauche, M. et Mme Le Doujet
ainsi que M. Marc Vaillant (ancien maire de Lignol) et son épouse.


d'autres invités...


Une autre prise :


la mise en scène est réglée par le photographe.



Ce sont vraiment des photos qui décoiffent...


19/04/2016




BALLADE en PAYS POURLETH


Après un bon café et quelques tartines,
sortons un peu de bon matin.


les fleurs sont déjà là,
pour nous dire simplement
que la journée sera bonne.


Peu de monde et c'est tant mieux
la nature est pour nous...
Ne la dérangeons pas.



La voix est libre, dirait-on ...


le jaune pointe, pour qu'on le regarde...


et au bord du chemin, les arbres se redressent,
soleil aidant, 
un peu crâneurs...


" Dans quelque temps nous serons verts"
semblent nous dire ces feuillus palots. 


Nous leur sourions et continuons notre chemin,
appréciant ce beau temps parfois rare.



Le clocher de Lignol, au fond, semble suivre notre chemin...


et nous dire... "Venez donc me voir !"


Nous y arrivons...


...le contournons.


Les fleurs de jardin...


au bord de la route...
nous regardent.


Nous sommes bien en Bretagne.



Le temps passe bien vite...


Nous retrouvons Guémené...


...ses ruines du château

 


ses vieilles maisons...



et sommes de retour à la maison.
Mais oui ! il est bientôt l'heure...


...de déjeuner.
Le bon pain de Lignol est déjà sur la table,
et nous attend.