14/05/2015




NICOLAS QUÉMENER in YORK
CELTIC FIDDLE FESTIVAL
2013



Le Celtic Fiddle Festival comprend en ses membres parmi les meilleurs musiciens de musique celtique . Le groupe est composé principalement de violonistes ainsi que d'un guitariste qui n'est autre que notre guémenois Nicolas Quémener .
Nous vous présentons ici deux vidéos , celle ci-dessus qui nous montre l'étendue de son talent et la seconde ci-après avec le groupe. 
 
 
 
 
 

13/05/2015




CHAT ALORS, CH'EST AFFREUX !


 
Guillaume Le Borgne (1866-1927) est né et vécut toute sa vie en Pays Pourleth. Bien connu de ses contemporains pour ses talents de chanteur et de beau parleur, ce barde paysan de Saint Zénon en Séglien est l'auteur de nombreuses chansons, de contes et d'une pièce de théatre (ar spontailhoù). Il collabore à la revue lorientaise Dihunamb. En 1981, l'un de ses petits neveux réunira l'ensemble de ses écrits dans un receuil intitulé Obéreù en in-noz.
 
 
Ses contes sont des histoires bien de chez nous qui vont de l'apologue quasi-édifiant (Pauvre fille , L'émigration) à la légende, la farce en se moquant de l'autorité des villages décrits avec soif de détails réalistes. Ils sont écrits tels qu'ils furent dits dans les veillées avec beaucoup de drôleries.
Nous vous invitons à lire une petite histoire savoureuse "le Chat de Saint Hervezen", que l'on peut raconter avec verve à des amis. La conclusion plaira sûrement aux dames. Bonne lecture... 
 
 
 
 
 
 
LE CHAT de SAINT-HERVEZEN
 traduction du breton par Jean-Yves Plourin


A Saint-Hervezen en Lignol demeurait autrefois un charpentier prénommé Kolas. Sa femme et lui étaient déjà avancés en âge. Sans enfants, et un peu sots sans doute, ils avaient reporté leur affection sur leur chat, lequel bien qu'ayant fière allure, le poil noir et long à la mode angora, répondait volontiers au nom fort commun de Mirouch. La brave bête avait appris de Kolas un grand nombre de tours et de jeux, mais surtout elle aimait aller chercher son maître, chaque soir, lorsque celui-ci rentrait de journée.
 
 
Une nuit, plus sombre qu'à l'accoutumée, alors que Kolas traverse la lande de Goeh-er-Hor, quelque chose bouge dans les buissons.
                                           « Un lièvre, se dit Kolas, ou un lapin.
                                Un bon bout de viande pour la popote de ma petite vieille ».

Il se précipite et frappe de toutes ses forces à l'aide de l'épaisse règle de bois qui ne quitte jamais le charpentier. Le gibier est étendu raide mort. Mais hélas, se penchant, il s'aperçoit qu'il vient d'expédier le chat Mirouch, oui, celui-là même qui venait tous les soirs sans exception à la rencontre de son maître.
 

Kolas est au bord des larmes. Et, par ailleurs, que va-t-il bien pouvoir dire à sa femme ? S'il ne veut pas entendre un sermon des plus désagréables, mieux vaut qu'il se taise.

Pourtant, parvenu chez lui, Kolas n'arrête pas de soupirer. A le voir si contrarié, Fanchon demande finalement :
« Qu'est-ce qui vous rend si chagrin ce soir, Kolas ? »
  Ah, ma pauvre, répond-il, j'ai fait du propre. J'en ai tué un. Mais n'allez pas ébruiter cela.
       –  Vous en avez tué un ? reprend Fanchon épouvantée. Vous êtes devenu fou ! Bien sûr que je n'en dirai rien, mais comment avez-vous pu commettre un tel crime ? "
 
 
Le lendemain matin, aussitôt Kolas parti vers son chantier, Fanchon file chez son amie la plus proche.
       « Ah, commère, quel tourment mon dieu ! ....
 Pourquoi Fanchon ?
Je n'ai pas le droit de vous le dire !
 Allons, vous me connaissez assez quand même, je sais tenir ma langue, cela restera entre nous, vous pouvez être tranquille. »
Et Fanchon révèle tout :
« Mon homme en a tué un hier soir. N'allez le dire à personne, car ce serait la prison pour lui.
  Bien sûr, n'ayez pas peur, dit l'autre ».
 
 
A peine Fanchon a-t-elle le dos tourné que la commère Suzannne est  déjà sur le chemin du lavoir.
Tout le monde sait que les nouvelles s'entendent mieux au lavoir, et que c'est là que tout se déballe, le bon et le mauvais. En même temps que la laveuse décrasse le pantalon, elle fait aussi la toilette du propriétaire. Tout en blanchissant leurs dentelles, il arrive que l'on noircisse quelque peu la réputation de la mère et de la fille. Les deux torchons que Suzanne a apportés pour justifier sa présence sont à peine à l'eau que sa langue va déjà bon train :
« N'avez-vous pas entendu parler de la lamentable affaire qui s'est passée hier soir ? »

 
Aussitôt le silence se fait, les battoirs restent comme suspendus en l'air, les têtes se tournent.
«  Non ! répondent les laveuses d'une seule voix, que s'est-il donc passé ?
 Un fait incroyable, un crime. Mais je n'en dirai rien, car on me l'a interdit.
 Allons, dit Katell, la plus âgée et la plus pipelette de la bande, le lavoir en a entendu de belles, mais ce n'est pas d'ici que partent les rumeurs. Et pour ce qui est de votre affaire, nous saurons encore rester discrètes.
 Bien, dit Suzanne qui n'y tenait plus, Kolas le charpentier en a tué un hier soir au retour de sa journée. Qui l'aurait cru de sa part ?
 Personne, répond-on en chœur.
 
 
Cinq minutes plus tard, le lavoir est désert, mais le village tout entier est au courant du méfait. Midi sonne quand la nouvelle atteint Guémené. Avant le soir, deux éléments de la maréchaussée attendent Kolas sur le pas de sa porte, tenant la lourde chaîne qu'ils lui passeront aux bras.
Apercevant les gendarmes, Kolas sent son sang se figer, sans trop savoir pourquoi. Mais quel est l'honnête homme qui n'est pas pris d'un doute irrépressible rien qu'à la vue d'une paire de ces redoutables représentants de l'ordre ?
 
 Est-ce que vous êtes  Kolas le charpentier ?
 Oui, fait Kolas, surpris.
 Dans ce cas, dit un gendarme d'une voix rude, au nom de la loi, vous êtes prisonnier. »
 
Et les deux militaires de le  mettre aux fers.

 
« Mais, demande Kolas, qu'ai-je fait ?
 Qu'avez-vous fait ? Mais malheureux, vous avez tué un homme hier soir, réplique le brigadier, d'une voix tonitruante. Nous avons le témoignage de votre femme qui vous a courageusement dénoncé, comme c'était d'ailleurs son devoir. »
 
Kolas se souvient alors d'avoir, la veille, évité comme il avait pu d'avouer à Fanchon que le chat Mirouch était mort, et que c'était de sa faute.
« Veuillez m'excuser, brigadier, dit alors fermement Kolas, jamais je n'ai eu à dire à ma femme que j'avais tué un homme.
 Je n'y comprends plus rien, dit le brigadier.
 Hier soir, reprend Kolas, par accident j'ai tué mon chat Mirouch, et cela me désole, car c'était le chat le meilleur et le plus fidèle. A Fanchon, qui l'aimait tout autant que moi, j'ai caché mon péché en disant maladroitement que j'en avais tué un. Voilà tout. »
On montra le pauvre chat mort aux gendarmes ;
l'affaire fut ainsi élucidée.
 
Kolas, en homme de bon sens, se garda bien de reprocher à son épouse d'avoir été trop  'barbot'. Ce n'était pas la peine. Car, au lavoir de Saint-Hervezen comme aux autres lavoirs, les lavandières font toujours aller leur langue au sujet du prochain dont elles frappent le linge. Et il en sera ainsi tant qu'il y aura des femmes, autant dire jusqu'à la fin du monde.


 


 
Pour les amateurs de langue bretonne,
voici la version originale de guillam er borgn
 
 CLIQUER SUR L'IMAGE
http://fr.calameo.com/read/00041284157a922e0ff26
 

07/05/2015

CONCOURS - ARBRE DE L'ANNÉE

 
 
 
LE CHÊNE DE KERVERNÉ
(LIGNOL)

 
Emblème de la force, le chêne a toujours régné en maître dans nos forêts et l'imaginaire s'est plu à lui attribuer des vertus secrètes et une puissance mystérieuse. Jupiter n'en n'avait-il pas fait son attribut. Les bucherons bretons parlaient d'eux comme les "Arbres de Dieu".

En Pays Pourleth, les chênes sont bien présents et les hommes les regardent toujours avec respect et attention. Tout près de son voisin de Longueville
LE CHÊNE de KERVERNÉ
situé entre Lignol et Guémené, s'impose par sa stature imposante occupant l'espace (circonférence 8m - hauteur des feuillages 22m). Ce quadricentenaire est un témoin de l'histoire , du meilleur et de la folie guerrière des hommes. Kerverné est aussi un endroit propice pour cet arbre, loin de la pollution et protégé par ses propriétaires.

 
VIDÉO

 
 
C'est ainsi que notre chêne reçut en 2001 le prestigieux label
" Arbre remarquable "
permettant sa reconnaissance et sa protection.


 
 
Il est aujourd'hui sélectionné par l'Office National des Forêts et Terre Sauvage
pour participer au
Concours de l'Arbre de l'année 2015.
25 arbres sont en compétition.
Le Chêne de Kerverné représente la Bretagne


 
Grâce à notre blog
vous pouvez voter pour ce chêne
jusqu'au 31 août 2015
 "Il mérite votre intérêt et surtout votre vote pour notre belle région qu'est la Bretagne.
Venez le voir et présentez-le à tous vos amis pour défendre notre région."
                                                            Jean-Pierre Le Quéré


__________________________________________________________________________
 
 
POUR VOTER
CLIQUEZ SUR L'IMAGE CI-DESSOUS
http://www.arbredelannee.com/view_laureat?uid=cace49ab916c8c05470d6025d6d53399
 
 


____________________________________________________________________________



AUTRES INFORMATIONS


Tout savoir sur le Chêne de Kerverné
cliquez sur l'image
http://lestetardsarboricoles.fr/wordpress/2013/08/12/le-vieux-chene-de-kerverne-lignol-morbihan/
 

Le Paysan Breton - 05/2015
cliquez sur l'image
http://www.paysan-breton.fr/article/16227/le-vieux-chene-de-kerverne--sera-t.html
 
 

et la presse régionale...

 
Journal de Pontivy - 01 Mai 2015 


LE TÉLÉGRAMME - 26 avril 2015

 
 
OUEST-FRANCE - 22 avril 2015

 
 
 
 
 
 

29/04/2015

 
 
 
À GUÉMENÉ-SUR-SCORFF
Une vie de chien pour les cabots
 
 
En voyant le journal de mon maître ce matin,
quelle ne fut pas ma stupeur
à la lecture de l'article suivant...
 


Nous autres, pauvres canidés, n'aurions plus le loisir et la fantaisie
d'assouvir naturellement nos besoins dans l'herbe fraîche matinale.
Au lieu de cela nous serions condamnés
à lever la patte sur un poteau municipal
 
 
Monsieur le Maire , avez-vous pensé à tout ?
Puisque nous avons l'obligation d'honorer le poteau municipal,
nous sera-t-il possible de faire nos besoins en toute sécurité
pendant que nos maîtres achètent les nécessaires croquettes au supermarché voisin.
Ne serait-il pas judicieux de concevoir un passage protégé
nous garantissant de la circulation avoisinante ?
 
 
Au point où nous en sommes,
pourriez-vous envisager la création
avec votre entreprise Nature et Patrimoine
d'un espace d'attraction  pour chiens
nous permettant d'oublier votre contrainte municipale.
Vous nous le devez bien !
 

Et vous lecteur, qu'en pensez-vous ?

 
 

26/04/2015

 
 
 
 
CONFÉRENCE HIPPOLYTHE BISSON
15 avril 2015
MAISON de la GRÈCE
 
 
Mardi 15 avril, les membres de l'Association  pour la promotion du grec moderne en France
furent conviés à participer à une conférence sur le héros guémenois de 1827
 
 
animée par
Gérard Guégan
Guémenois de cœur,
historien passionné par l'épisode Bisson...
 
et
Rémy Porquier
philanthrope, professeur d'université, linguiste
amoureux de la Grèce et de Guémené.
 
 
 _________________________________________________________________
 
 
 
LA CONFÉRENCE
 
 
L'association Phonie-Graphie organisa cette soirée consacrée  à Hippolythe  Bisson en la Maison de la Grèce à Paris.
Mais avant toute chose, nous nous devons de vous rappeler brièvement l'histoire de ce marin pour bien comprendre le sujet de cette réunion :
 
En octobre 1827, lors d'événements de la guerre d'indépendance grecque, un bâtiment de la marine royale française, la gabare "la Lamproie", fit la prise d'un brick pirate grec le "Panayoti". Ce dernier fut confié à l'enseigne de vaisseau Hippolythe Bisson, direction Smyrne.
Suite à un gros temps, le navire se relâcha vers le port de Maltezana (Ile de Stampalie). Le 5 novembre 1827, des pirates grecs, en nombre, l'attaquèrent sans gloire.
Devant l'événement, Bisson le Guémenois, isolé, au péril de sa vie, décida de faire sauter son navire à l'explosif entraînant sa vie et la mort de tous les pirates. Pour lui l'honneur était sauf. Cet événement eut un énorme retentissement en France.
 
 
Cette réunion se déroula en toute convivialité...
en une ambiance détendue et le meilleur accueil pour les intervenants.
 
 
 
 Avant la conférence
 
 Ce fut l'occasion de retrouvailles qui donneront le ton amical de la soirée.
 Le professeur Rémy Porquier retrouve son élève Maryse Emery
en présence de l'éditeur  des Editions Kallimages Haris Yiakoumis
 
des retrouvailles amicales heureuses... 
 
 
 
Un stand Kallimages, Maison d'éditions de livres sur la Grèce,
présentant des ouvrages propres à l'événement...
 
Un journaliste renommé acceptant notre photo
en présence de Yorig,
l'enfant Bisson devenu adulte ...
 
la salle se remplit dans la bonne humeur...
 
Arrivée de Gérard Guégan.
Au fond, l'écran de présentation...
 
 
L'animateur a ouvert son dossier et se tient près... 
 
tout comme l'assistance...
 
 
Bon, on peut commencer !
 
 
 
 
 
La conférence
 
L'organisatrice présente le plan de la soirée et les intervenants... 

M. Nikos Graikos de l'Association Phonie-Graphie évoque sa rencontre, dans un avion, avec Rémy Porquier,
et l'origine du projet de cette soirée
 
Il remercie M. le Consul de Grèce de sa présence ...
 
 
 M. Haris Yiakoumis ( Editions Kallimages)
parle de ses rencontres avec Gérard Guégan et Maryse Hemery
les auteurs du livre   "Bisson Capitaine du Panayoti"


Le "Bissonologue" Gérard Guégan,
ayant chaussé ses lunettes,
commence son exposé sur Hippolithe Bisson 
 
 Une présentation de la piraterie...
 
 puis la vie de Bisson, sa naissance à Guémené...

son adolescence dans le contexte de l'époque...
 
 Ici, Rémy Porquier, très attentif...
 
tout comme l'assistance...
 
lorsqu'il s'agit du moment rendu célèbre
de l'attaque du Panayoti par les pirates...
 
 relatée avec passion et précision...

et l'on parla des répercussions importantes de cet acte après 1827.


Puis nous changeons de conférencier.
Rémy Porquier intervient en dernier lieu...

 rappelant l'aventure Bisson qu'il vécut "à l'envers"...
 
lors d'un voyage, il y a quelques années,
en découvrant qu'un marin breton avait fait sauter son navire à Astypaléa (Stampalie). 

Le public apprécie la faconde de l'intervenant..

 Rémy Porquier nous conte l'enchaînement logique pour lui de cet épisode
par la connaissance de Guémené-sur-Scorff
où il se rendit souvent pour assister aux représentations de la Cie Pourleth.
 
 
 

Après la conférence
 
Lors du buffet offert par l'association
le Consul de Grèce à Paris s'entretient avec Gérard Guégan qu'il remercie.
 
 
Puis c'est l'heure de la dédicace de l'ouvrage
Hippolythe Bisson
Capitaine du Panayoti
 
les auteurs : Gérard Guégan et Maryse Emery

C'est aussi l'heure de la dicussion, ici avec Yorig le Nircadour,
qui porta plus jeune les couleurs de Bisson enfant.
 
Une belle photo souvenir
 
Un auteur à l'ouvrage
 
 
 
 
 
 
CLIQUER sur l'image CI-DESSOUS
sur le site
KALLIMAGES
http://www.kallimages.com/index.php
 
pour retrouver ce livre